In tartiflette we trust
Le week-end à la montagne avait très bien commencé, au-delà de ce que j’espérais. Une bonne entente, des soirées au coin de la cheminée, de bonnes bouffes... Oui mais…car il faut bien un « mais » dans l’histoire, c’était sans compter deux de nos amies célibataires qui ont croisé six mâles en rut sur les pistes et eurent la très bonne idée de les inviter au réveillon. On s’en doutait un peu mais il s’avéra qu’ils excellaient dans l’art de la beaufitude. Du genre débarquer avec un paquet qui contenait un gel douche en forme de couille, ce qui montre la finesse des personnages que nous voyions pour la première fois.
Alors comme on les aimait bien nos amies et que nous, les couples pendant les vacances, nous avons été un peu chiants sur les bords (dormir tôt, pas fumer à l’intérieur, recherche de petit confort…) nous avons pris le parti de ne pas en rajouter une couche et de ne rien dire à nos copines mais de faire fuir ces mecs en douce.
Et bien, mes amis ! faire fuir un blaireau s’avère être la tâche la plus compliquée à réaliser.
Nous avons tenté de jouer les ringards à notre tour. A nous la chenille et autre danse des canards…Vous croyez que ça les a fait fuir ? Que nenni ! ils en redemandaient.
Nous avons persévéré avec un « Trivial pour cuite ». Ca n’a pas eu d’autre effet que celui de nous faire siffler toutes nos bouteilles.
Ce n’est qu’à la simulation de coupure d’électricité où nous les avons vu se lever avec soulagement.
3h du matin : «on fait quoi maintenant ?"