A l'ombre d'un olivier
En 7 ans, nous avons déménagé cinq fois. Dont deux ans passés dans le nooooooord. Non pas Lille, le Nord vous savez? au dessus de Lyon! oui c'est ça Paris. Et bien quand je pense à Paris, je me rappelle les gens pas agréables, le froid, la neige...Comme ça j'exagère?
Bref j'aime profondément ma Provence natale, surtout en cette période de juin, où monte de la terre brûlante une odeur de thym, de résine de pin et de lavande. J'aime les siestes à l'ombre d'un olivier, sous les premiers crissements des cigales et un orteil effleurant l'eau.
Plus loin, on commence à faire griller les cotelettes saupoudrées de romarins sur les pierres chaudes.
De mon hamac, je contemple la Sainte Victoire peinte par Cézanne, cette tache blanche qui se détache du rouge des champs de coquelicots et du vert amande des oliviers. Et j'écris sur mon calepin... Le pied!
Je voudrais vous soumettre à un petit exercice de traduction, né de certaines incompréhensions avec Monica sur msn.
Car visiblement, le nord ne connait pas très bien le français :D
(je vous avoue que parfois, je ne pensais pas que certaines expressions étaient purement locales...).
Petits Robert, c'est à vous :
« Putain (1) y a dégun (2)! Elle est de longue (3) à la bourre. Heureusement que je me suis pas pressé, autrement (4) j’aurais attendu trois heures (5) ! Et encore, je me suis gavé, j’ai trouvé de la place de suite (6). Bon où est ce que je vais m’asseoir ? le bar est cafi (7) de touristes, ça me nifle (8) ! Ah té (9) voila Leïa qui arrive. Vé (10) elle chale (11) Monica. T’as crevé un peuneu en route ? fatche vous êtes vraiment une équipe de bras cassés (12) »
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